Revue de presse


Le Flambeau de l'Est, 2 mai 2001
La petite histoire de Tel-Écoute
Le centre a reçu 100 000 appels en dix ans
Par Richard Caron

Depuis sa fondation, il y a 10 ans, le centre Tel-Écoute, un organisme de Mercier-Est, a répondu à plus de 100 000 appels de détresse, des appels qui ont permis de redonner un peu d'espoir et beaucoup d'humanité à chaque appelant.

« C'est un travail de moine, d'alchimiste et de titan et nous en sommes fiers, car bien qu'ayant lieu dans l'ombre, ce travail change imperceptiblement, mais en profondeur, la face du monde », a clamé celle qui est directrice de l'organisme depuis quatre ans, Anne de Guise, lors d'une soirée organisée le 23 avril dernier pour souligner le 10e anniversaire du centre […]

Comme l'a si bien raconté ce soir-là, Michèle Robichaud, organisatrice communautaire en santé mentale au CLSC Mercier-Est/Anjou, Tel-Écoute est né d'un mouvement de quartier, en 1990, à partir des besoins de briser l'isolement des personnes seules et d'offrir un soutien aux familles monoparentales. Sa dénomination à l'origine était le centre d'écoute Le Passant. On pouvait, soit y téléphoner, soit y passer, pour parler avec quelqu'un de ce qu'on vit, anonymement et sans obligation.

À cette époque, le fonctionnement du centre reposait quasi exclusivement sur le don : le don de soi par les bénévoles, le don de matériel et les dons des communautés religieuses et des députés. Des employés temporaires, subventionnés « par des programmes ou projets temporaires » des gouvernements, encadraient l'action des bénévoles. Les différents administrateurs qui se sont succédé travaillaient, eux, d'arrache-pied à la consolidation organisationnelle et financière de l'organisme.

En 1994, le centre connaît une période difficile. Les activités sont même suspendues pendant quelques mois. Puis, survient le déménagement dans les locaux actuels. Un exercice de réflexion et de planification est entrepris. Tout est revu, même le nom du centre qui devient finalement Tel-Écoute, afin de refléter davantage l'orientation retenue : celle de l'écoute téléphonique.

Durant encore quelques années, Tel-Écoute fonctionne de façon totalement bénévole, jusqu'à une première subvention gouvernementale, petite mais récurrente, qui permet de stabiliser le poste de direction avec l'arrivée de Anne de Guise, en mars 1997.

Déjà amorcée en 1996, l'expansion du centre est alors remarquable : augmentation du nombre d'appels, du nombre d'heures d'écoute et du nombre de bénévoles. De nouveaux services apparaissent au cours des années qui suivent, dont Tel-Aînés, en 1998, qui répond plus particulièrement aux besoins d'une population vieillissante. Tel-Écoute n'a pas l'intention de s'arrêter là. Un projet d'écoute sur Internet est actuellement en gestation.


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